ouverture dominicale AUCHAN V2

Publié le par Dos Santos Thierry

MÉTROPOLE LILLOISE

L’initiative d’Auchan V2 bouleverse la volonté d’harmonisation de la MEL

A l’exception d’une dérogation pour Roubaix, les commerces pourront ouvrir huit dimanches en 2017 dans toutes les communes de la métropole. Ph. Ludovic Maillard
A l’exception d’une dérogation pour Roubaix, les commerces pourront ouvrir huit dimanches en 2017 dans toutes les communes de la métropole. Ph. Ludovic Maillard

La loi Macron a fait bouger les lignes l’an dernier sur l’ouverture des commerces le dimanche en donnant la possibilité aux maires d’accorder jusqu’à douze dimanches par an. Consciente que ce nouveau dispositif pouvait vite tourner à la bataille entre villes sans un minimum d’organisation, la MEL a décidé d’y mettre de l’ordre cette année.

Le 14 octobre dernier, ses élus ont adopté à l’unanimité, après plusieurs réunions de concertation, une délibération cadre destinée à harmoniser le nombre de dimanches ouverts dans toutes les communes de la métropole lilloise. Mieux, sur le chiffre de huit dates arrêté*, sept seront communes à tout le monde en 2017, une étant laissée au choix des maires pour accompagner des opérations locales spécifiques.

 

« C’est certain, cela aura des répercussions. On peut craindre que l’effet concurrence joue et que les autres embrayent derrière »

«  Il s’agissait premièrement de pénaliser le moins possible le petit commerce en retenant le chiffre de huit ouvertures, deuxièmement de poser le principe d’une ouverture commune à l’échelle de la métropole pour éviter les ouvertures diffuses. Cela renforce l’impact de ces dimanches ouverts, et préserve les commerces de proximité sur l’ensemble des autres dimanches de l’année  », explique Alain Bernard, vice-président de la MEL en charge des finances, qui n’avait pas prévu que la grande distribution vienne chambouler cette louable vision d’équité.

Saisi par le syndicat FO d’Auchan V2 qui a adressé à la MEL une lettre dans laquelle il alerte sur un possible «  effet domino  » de l’ouverture des hypers le dimanche matin, le bras droit du président Damien Castelain assure que l’institution n’a «  aucun levier pour influencer cette décision. La loi dit qu’il faut 50 % de chiffre d’affaires consacré à l’alimentaire pour ouvrir, ils affirment être dans les clous, ils sont donc en conformité avec la loi. La MEL n’a pas d’avis à rendre et ne se prononcera pas, mais il est certain que cette nouvelle vient bouleverser notre logique d’harmonisation  », regrette Alain Bernard.

Car pour le vice-président, «  c’est certain, cela aura des répercussions. On peut effectivement craindre que l’effet concurrence joue et que les autres embrayent derrière. Il n’en demeure pas moins que se pose la question de la rentabilité de l’ouverture de ces hypers. »

* Une dérogation a été accordée à la ville de Roubaix dont les commerces pourront ouvrir douze dimanches de l’année afin de tenir compte de l’attractivité spécifique qu’exercent les magasins de l’Usine.

 

Publié dans travail dominical

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